Actualités

Nouvelle série : Blanche Jandin, danseuse

Une danseuse, un dimanche froid d’avril, un thermos de thé, des mouvements, un photographe…

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Nouvelle série « Portraits de femmes »

Elles sont céramistes, pépiniéristes, apicultrices… femmes

Nouvelle série : Île de Jura – Sur les traces de George Orwell

C’est sur l’île écossaise de Jura, dans l’archipel des Hébrides, sur la côte ouest de l’Écosse, que George Orwell a écrit son roman 1984.

1946, George Orwell revient d’Espagne, il cherche un endroit sauvage et tranquille pour écrire son roman. Barnhill, cette ferme blanche balayée par les vents et par l’océan, est le lieu propice. 

J’imagine George Orwell, entre écriture et jardinage/élevage (il faisait son jardin et élevait une vache et des oies) partir à pied sur Jura, à la découverte des « Paps », ces trois montagnes arrondies caractéristiques de l’île.

Jura se découvre lentement, ses paysages laissent des traces indélébiles dans les yeux et dans le coeur aussi indélébiles que son whisky…

C’est la lecture du roman d’Isabelle Autissier « Soudain seuls », qui m’a fait découvrir le lien de George Orwell et de Jura. Merci.

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Lancement du site

Et voila, c’est fait (enfin presque fait !). Ce site remplace les deux blogs depaysages.blogspot.fr et comunsouffle.blogspot.fr, pour une meilleure visibilité des séries photographiques.

Bonne visite.

 

And I’ll go inside…

Inspirante Lhasa (Soon this space will be too small)

And I’ll go inside
And I’ll go inside
And I’ll go inside…
Je suis en grève. En grève du mouvement. 
Je me fais rivière et je suis dans mon lit. 
« Fallait pas nous chercher » dis Arthur H en redescendant de la montagne, 
« fallait pas me chercher » dit l’Être à la personnalité qui redescendait de sa colline. 
Je vais dire les trois mots,
Cela nous sauvera tous,
Je vais dire les trois mots,
Et partir en poussière.
Comme sous le pas du héros de « Paris Texas », dans une grande étendue désertique. Au ralenti, j’y vois du rouge.
Je vais aller jouer avec mes propres limites.
Affronter la vie sans le bric-à-brac du religieux et du spirituel.
Tous ces mots qui sont écrits, de Daniel Odier, de Lhasa, d’Arthur H, rentrent en moi comme un poignard affûté, 
tellement affûté et fin qu’il n’y a aucune douleur. 
Il vient juste couper ce qui sépare l’Être de la personnalité. 
Et quand il ressort, la goutte de sang qui reste sur la lame ne sais pas de quel côté descendre, 
côté gauche et c’est la folie accompagnée de toutes les peurs et surtout celle de ne jamais plus être amoureux, 
côté droit et c’est la folie d’être amoureux de tout sans aucune émotion, aucun sentiment. 
Reste la voie du milieu et l’équilibre constant sur la lame du couteau effilé et tranchant plus qu’une lame de rasoir. 
C’est la voie choisie, la voie du sentir, la voie de la reconnaissance, la voie de la conscience et je m’abandonne sur cette lame sachant qu’à chaque minute je peux glisser d’un côté ou de l’autre ou me faire trancher.
La vie est dangereuse…
Magnifique…
Cela monte dans le corps jusqu’à l’ébullition, jusqu’à l’extase, rejoindre l’orgasme et… oublier, puis recommencer!
And I’ll go inside
And I’ll go inside
And I’ll go inside…

Comme si le souffle et le regard du photographe étaient ceux du photographié

Aimer. Quel est ce mot?

Comme tous les mots, il me renvoie à quelque chose de connu, de déjà vu, déjà vécu.
Regarder. Quel est ce mot?
Regarder, voir avec mes yeux c’est déjà passer par le filtre de mes pensées: bien/mal, chaud/froid, beau/pas beau…

Et si pour aimer il fallait que je regarde avec autre chose que mes yeux. En d’autres termes, et si mes yeux me racontaient des histoires, et si mes yeux me « mentaient ».
Comment faire pour ne plus regarder avec mes yeux?
Suivre la voix de l’aveugle, qui voit avec ses autres sens?
Mais mes autres sens sont aussi reliés à quelque chose de connu.
Telle odeur me rappelle, tel goût me transporte, tel toucher me propulse, tel son me renvoie…vers le passé.
Et le passé me fabrique mes croyances. Et mes croyances me renvoient vers le futur, qui n’existe pas mais que je vais aller fabriquer. Invariablement, dans ce cercle, la souffrance va arriver.

Qu’est-ce que ça a à voir avec l’amour?
Et bien pour aimer le mécanisme est le même. Que ce soit pour aimer un autre être humain ou tout autre chose. Mes mémoires vont refaire surface par les cinq sens et enclencher mes désirs. Pas ce que désir l’arbre, l’eau, le chat, le caillou, l’être compagnon, les enfants, les parents…l’autre. Non, ce que je désire, moi. Là aussi, le passé va fabriquer mes croyances et donc mon avenir.

Et alors?
Comme le dit, avec d’autres mots, Krishnamurti, oublie le connu.
Pour oublier le connu, il y aurait une piste, une voie, un passage – ça pourrait être de ne plus ressentir par mes propres sens mais passer par les sens de l’autre.
Non, pas me mettre à la place de l’autre, mais devenir l’autre, être l’autre.
Être l’arbre, l’eau, le chat, le caillou, l’être compagnon, les enfants, les parents…l’autre.
Comme si mon existence dépendait du regard de l’autre, qui est le mien!!!

Pas facile.
Non pas facile, mais la facilité de rester ce que je suis peut me faire souffrir, alors…
Essayer, pratiquer, sentir,
Essayer, pratiquer,
Essayer…